La classe ouvrière,
 Le front populaire
 Et le Président Lebrun,
 Dans l'usine en grève,
 Tout le monde rêve
 De voir la mer à St-Aubin.

 Dans les années trente,
 Le tabac augmente,
 Il faut trouver des milliards.
 La gauche et la droite
 S'insultent et se battent
 Et retour à la case départ.

 Les 200 familles,
 Tous à la Bastille,
 Pour applaudir Léon Blum,
 Comm'dit ma grand-mère,
 "Y faut pas s'en faire,
 La France est prospère yop la boum !"

 Dans les années trente,
 Les jardiniers plantent
 Sur la marmite un drapeau noir,
 La gauche et la droite
 Se tirent dans les pattes
 Et retour à la case départ.

 Les années octante,
 Le franc qui serpente
 Et bonjour le programme commun,
 Dans l'usine en grève,
 Une voix s'élève :
 "Les 35 heures pour l'an prochain."

 La classe ouvrière,
 Les masses populaires,
 Il faut trouver des milliards,
 La gauche et la droite
 Jouent les acrobates
 Et retour à la case départ.

 Dans les années folles,
 Les rois du pétrole
 Vivaient encore sous la tente.
 La bombe atomique
 Et l'informatique,
 On s'en fout comm'de l'an 40.

 Les années octante,
 Tout'la vie augmente.
 Les moules s'accrochent aux paysans
 Mais Iorsque l'on sonde
 La France profonde,
 On nous dit qu'tout l'monde est content.

 La classe ouvrière,
 Le front populaire
 Et le Président Lebrun,
 Dans l'usine en grève,
 Tout le monde rêve
 De voir la mer à St Aubin

 Dans les années trente,
 Le tabac augmente,
 Il faut trouver des milliards.
 La gauche et la droite
 S'insultent et se battent
 Et retour à la case départ.

 Les 200 familles,
 Tous à la Bastille,
 Pour applaudir Léon Blum,
 Comm'dit ma grand-mère,
 "Y faut pas s'en faire,
 La France est prospère yop la boum !"

 Dans les années trente,
 Les jardiniers plantent
 Sur la marmite un drapeau noir,
 La gauche et la droite
 Se tirent dans les pattes
 Et retour à la case départ.

 Les années octante,
 Le franc qui serpente
 Et bonjour le programme commun,
 Dans l'usine en grève,
 Une voix s'élève :
 "Les 35 heures pour l'an prochain."

 Les années octante,
 Tout'la vie augmente.
 Les moules s'accrochent aux paysans
 Mais Iorsque l'on sonde
 La France profonde,
 On nous dit qu'tout l'monde est content.